picts_33La photographie de nu ne nécessite pas d’appareils d’éclairage spécialisés, tout équipement standard de studio peut convenir et l’on a toujours le choix entre les flashes et les sources de lumière continues. Si l’on souhaite faire bouger le modèle pour obtenir des photographies dynamiques, le flash s’impose par sa capacité à figer les mouvements, mais pour des applications plus statiques les sources continues sont beaucoup plus faciles à utiliser. En outre, la chaleur qu’elles dégagent est ici plutôt un avantage qu’un inconvénient.

Les kits d’éclairage de bas de gamme ne permettent généralement pas d’obtenir des résultats satisfaisants. Il vaut mieux consacrer un budget relativement important à l’achat de matériel de meilleure qualité, au besoin en recherchant des flashes ou des projecteurs de seconde main auprès de professionnels qui cessent leur activité ou renouvellent leur équipement.

Comme dans tous les autres cas de figure, les sources lumineuses procurent une lumière d’autant moins brutale qu’elles ont une surface plus importante et qu’elles se trouvent plus proches du modèle. On comprend vite dans ces conditions l’utilité des grandes « boîtes à lumière ». Les modèles professionnels sont souvent encombrants et on les déplace sur des roulettes, à moins qu’ils soient suspendus au plafond. Il existe aussi des modèles transportables que l’on peut replier. De nombreux photographes un peu bricoleurs (l’un ne va généralement pas sans l’autre) utilisent des solutions qui, pour être « de fortune », n’en sont pas moins efficaces :

* des panneaux de polystyrène éclairés par des sources ponctuelles et puissantes (lampes halogènes ou flashes),

* de grandes feuilles de papier calque éclairées par transparence ; les calques de type polyester sont relativement chers mais ils sont très stables et assez neutres sur le plan de la colorimétrie, les calques d’origine végétale sont très peu onéreux mais ils sont sensibles à l’humidité et il faut faire attention à l’équilibre des couleurs car ils sont souvent légèrement teintés de bleu, de jaune ou de vert.

* les écrans de projection mats ou surtout perlés constituent d’excellents réflecteurs de grande taille et il ne faut pas hésiter à les recycler parmi les matériels d’éclairage.

* un mur blanc fraîchement repeint ou des rideaux de tissus blancs peuvent suffir.

Le mélange de sources de températures de couleur différentes ne présente guère d’inconvénients en noir et blanc mais il n’en est pas de même en couleurs. Il faut en particulier faire très attention aux surfaces réfléchissantes qui ont subi les outrages du vieillissement. En comparant un parapluie blanc ancien avec un nouveau, on constate souvent que le premier paraît jaunâtre à côté du second, et cette différence peut très bien être accentuée lors des prises de vue en raison d’une part de la composition spectrale de la lumière émise par les sources, surtout dans le cas où il s’agit de flashes, et d’autre part de la sensibilité spectrale des pellicules ou des capteurs, laquelle diffère sensiblement de celle de l’œil.